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Frères et sœurs dimanche après dimanche la liturgie nous invite au travers des paraboles à entrer petit à petit dans une compréhension de plus en plus grande du Royaume des Cieux en nous en donnant les éléments constitutifs et nécessaires à son développement.

Et comme souvent dans la Bible que ce soit dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, il est question d’une invitation certes, mais surtout, il est question de repas et de vêtement…dit plus familièrement il est question de bouffe et de chiffon, admettez que ce sont aussi souvent les sujets de nos conversations.

Il me semble que le repas dont il est question ici ce repas de noces a une portée eschatologique, c’est-à-dire qu’il nous dit quelque chose de la fin des temps, quelque chose du royaume de Dieu. Un peu comme deux autres images ou paraboles que nous avons déjà rencontrées récemment à savoir la parabole du filet de poissons et celle de l’ivraie et du bon grain. Le festin des noces dont il est question symbolise le royaume messianique sous son aspect d’allégresse et de béatitude. Mais la chute est si dure à entendre car il y est question de ténèbres, de renvoi, de pleurs, de grincements de dents. Comment comprendre tout cela ?

Ce que je remarque en premier lieu c’est cette question de l’invitation. En effet Jésus pour la troisième fois invite ceux qui l’entourent à comprendre le royaume des cieux, c’est la troisième parabole sur le même sujet à l’intention des pharisiens après celle des deux fils envoyés à la vigne et celle des mauvais vignerons, mais rien ne semble y faire pour qu’ils comprennent et dans la parabole elle-même l’invitation du roi lancé à l’occasion des noces de son fils est réitérée puisqu’il s’y reprend par trois fois et de trois manières différentes. Dans la pédagogie de Jésus comme dans celle de son Père qui peut être figurée par ce fameux roi, il y a cette patience infinie qui consiste à prendre tous les moyens pour tenter, je dis bien tenter de faire comprendre ou de faire adhérer ne serait-ce déjà qu’à l’idée de se reconnaître comme invité. Mais comme le dit le roi « les invités n’en n’étaient pas dignes ». On peut regarder l’indignité ici comme n’étant pas l’état de la personne qui reçoit l’invitation, mais la façon dont elle répond à l’invitation. La personne qui est indigne est la personne qui est tellement prise par ses préoccupations qu’elle a éteint toute curiosité spirituelle au point de mépriser les invitations qui lui sont faites. Quand les invités disent ne pas VOULOIR venir, leur refus est bien délibéré, ils s’opposent délibérément à l’invitation. Où sont leurs préoccupations sinon dans leur travail, dans leurs activités diverses et variées, ce n’est là que l’illustration de notre monde moderne dans lequel les hommes et les femmes s’éloignent de tout questionnement spirituel, ne se soucient pas de la question de Dieu. L’élément le plus tragique pour nos contemporains ce n’est pas qu’ils ignorent de plus en plus le sens de la vie, mais que ça les dérangent de moins en moins. Ici face aux serviteurs, aux envoyés du roi, ce n’est même plus de l’indifférence c’est tout simplement une franche hostilité, vous n’y voyez pas un léger parallèle avec notre monde ?

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