Intention de prière ?

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Nous la connaissons par cœur, cette parabole du fils prodigue. Nous la connaissons, et nous avons en tête la même interprétation : le père de la parabole renvoie à Dieu le Père qui, ému jusqu’aux entrailles, nous pardonne totalement nos fautes lorsque, pécheurs, nous nous sommes éloignés de Lui. Cette interprétation est juste et belle. Seulement, aujourd’hui, je voudrais répondre à une interrogation qui peut sembler idiote : si les Saintes Écritures nous révèlent le Père par le Fils, alors où est le Fils de Dieu, où est la figure du Sauveur dans cette parabole. Si nous en restons à l’interprétation habituelle, cette parabole parle du Père et de nous. Quid du Fils de Dieu ? Permettez-moi, chers frères et sœurs, de relire cette parabole en regardant, non pas nous-mêmes et notre péché, mais en regardant le Christ mort et ressuscité. Par deux fois, le père de la parabole redit : « mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ». Or, qui est mort et revenu à la vie ? C’est le Christ, le Sauveur. Et si, pour une fois, nous mettions de côté notre interprétation habituelle de la parabole pour voir dans la figure du cadet de la parabole l’image du Fils de Dieu Sauveur ? Je pense que cela aura pour nous des conséquences spirituelles nouvelles pour venir communier tout à l’heure. 

Le père avait deux fils. Le premier fils est la figure du premier Adam, celui qui est marqué par le péché, le cadet est celle du nouvel Adam, le Christ. D’ailleurs, n’est-ce pas ainsi que saint Paul parle de l’un et de l’autre dans l’épître aux Corinthiens : « Le premier homme, Adam, devint un être vivant ; le dernier Adam – le Christ – est devenu l’être spirituel qui donne la vie. » (1 Co 15, 45) Le fils cadet est donc la figure du Christ. 

Et il demande à son père la part d’héritage qui lui revient. Cette part d’héritage qui lui revient, à lui seul, c’est de prendre la chair de l’homme. Saint Paul le chante dans l’hymne aux Philippiens: « Le Christ Jésus ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. » (Ph 2, 5-7) L’héritage du Fils est sa mission : Lui qui est Dieu est devenu vraiment homme pour sauver les hommes. Saint Paul nous l’enseignait dans la deuxième lecture de ce jour. Écoutons la force de son enseignement : « Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tm 1, 15). Donc le don de l’héritage, dans la parabole, renvoie à la réalité de l’incarnation qui revenait au Fils. 

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