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  • Frédéric Garcia - La Charidad (E) Ven. 5 Juil, 2019 Frédéric Garcia naquit à Santo Thomé de Rozados, près de Salamanque, en 1574. Il devint chanoine régulier à l’abbaye de la Charidad. Envoyé au monastère Saint-Norbert de Madrid, il s’adonna à la prédication avec une ardeur sans pareille, enflammant ses propres confrères, les grands du monde, et les simples fidèles. Sa réputation de profond savant le fit nommer par l’archevêque de Tolède examinateur synodal et, en 1621, directeur du collège de Passantia . Il composa plusieurs traités de morale. Devenu curé ans une paroisse de l’abbaye, à Robledillo, il y vécut comme un véritable apôtre et comme un saint. Retourné au monastère Saint-Norbert de Madrid, il y donna des exemples admirables de mortification, d’humilité et de compassion à l’égard des pauvres. En vrai fils de saint Norbert, il était animé de la plus tendre dévotion à la sainte Eucharistie. Il mourut comme un saint le 5 juillet 1631, âgé de 57 ans. Quelques années plus tard, son confesseur et biographe, le P. Ambrosio Abreu, fit ouvrir son sépulcre, et une odeur suave enveloppa tous les témoins de la scène.
  • Adrien Tutel - Arnsberg (D) Sam. 6 Juil, 2019 Adrien fut le 31ème abbé d’Arnsberg, de 1513 à 1531. Dans les prémices de la Réforme, il sut défendre les droits de son monastère et les vérités évangéliques. Il proclamait l’unité et la sainteté de l’Eglise catholique et apostolique, et la communion des saints. Il souffrit beaucoup de cette lutte.
  • Hubert Noots - Tongerlo (B) Dim. 7 Juil, 2019 Albert Noots, né à Neerpelt le 21 juin 1881, avait travaillé pendant trois ans, après sa rhétorique, dans la banque de son père. Il se présenta alors à l’abbaye de Postel, mais l’abbé Herstraet, qui observait le numerus clausus, lui intima qu’ils avaient déjà un bon candidat pour cette année-là – de fait, le candidat était Hugo Bennebroek, futur abbé. Aussi le jeune Noots alla-t-il frapper à la porte de Tongerlo, où il reçut l’habit blanc de saint Norbert et le prénom religieux d’Hubert. Il fut ordonné prêtre le 8 septembre 1907. A Rome, il obtint le grade de docteur en théologie, le 11 juillet 1910. De retour dans son abbaye, il fut nommé cellérier, proviseur et lecteur en sciences sacrées. Il sembla plus doué pour l’administration du temporel que pour le métier de professeur. Lors de l’élection abbatiale de 1916, il obtint une voix seulement de moins que son confrère Hugues Lamy, qui fut élu. Considérant ses multiples qualités, le vicaire général de la circarie, Gommaire Crets, le proposa bientôt pour devenir procureur général de l’Ordre à Rome. Il fut nommé le 15 mai 1921. L’abbé général résidait alors dans son abbaye de Schlägl, et le procureur représentait seul l’Ordre dans la ville éternelle. Hubert Noots fut alors nommé Abbé titulaire de Floreffe, le 19 septembre 1921. Le nouveau procureur avait reçu une solide formation religieuse, à laquelle il restait foncièrement attaché. La vie canoniale, telle qu’il l’avait connue et vécue dans son abbaye de Tongerlo, était pour lui le reflet de l’authentique idéal norbertin. Il y restait fidèle et voulut l’imposer à l’Ordre entier. Noots n’était pas vraiment l’homme de la pluriformité. Avec une ponctualité exemplaire, il remplissait ses devoirs de religieux et de prêtre : la messe quotidienne, la récitation des heures liturgiques, la méditation, le chapelet. Il veillait à ce que l’office divin fût célébré dignement dans la maison généralice, et que la discipline régulière fut observée. Les étudiants des diverses abbayes qui résidaient au généralat devaient être modelés suivant la tradition prémontrée, et – à son avis – la piété avait autant de valeur que les études. Les Statuts de l’Ordre, pensait-il, n’étaient pas faits pour être discutés, mais pour être observés. Il était, sur ce point, inflexible. Sa personnalité religieuse n’avait pas passé inaperçue au Saint-Siège. Le Pape Pie XI lui confia plusieurs missions délicates chez divers ordres religieux et dans des monastères qu’il fallait mettre à nouveau sur les rails. Devenu abbé général le 30 septembre 1937, il se mit à l’élaboration des Statuta renovata, promulgués au chapitre général de 1947. Il insista pour la composition d’un directorium spirituale, dont il proclamait la grande importance. Quand il devait présider une élection d’abbé, il envisageait surtout l’avenir de cette abbaye, parfois sans se soucier du résultat des urnes ! Hubert Noots ne faisait guère d’efforts pour paraître sympathique et ne craignait pas d’être impopulaire, toujours concerné par le bien de l’Ordre plutôt que par les petits succès. Il était, au sens profond du terme, un homme d’autorité. Et il veillait à ce qu’on respectât cette autorité. Lorsqu’il parcourait les abbayes, il se conduisait en abbé général et en responsable. De même attendait-il le même souci de responsabilité chez les abbés et supérieurs de son ordre. On lui aurait appliqué volontiers le psaume : Initium sapientiae timor Domini. Mgr Noots n’était pas un dur, mais il était ferme. L’Ordre ne disposait à Rome que d’une résidence trop petite et peu adaptée. L’abbé général Noots construisit sur l’Aventin une maison généralice qui fut en même temps collège prémontré : un édifice commode et de bon goût, pour lequel il parvint à ne pas demander l’aide financière des abbayes. Mgr Noots cultivait l’art de l’accueil d’une manière étonnante. Il recevait gentiment aussi bien les dignitaires que les parents des religieux ou les amis des abbayes. En compagnie, il était agréable et charmant, toujours prêt à faire plaisir, fidèle à sa devise : Ministrare et benefacere. Nombreux étaient les supérieurs religieux, les « monsignori » et les prêtres qui venaient le consulter. Il a soulagé pendant la guerre la misère de beaucoup de gens en détresse. Pour les pauvres qui venaient frapper à sa porte, il avait toujours une attention délicate. Le Saint-Siège lui demanda de devenir membre du Conseil pontifical pour le clergé indigène et de l’œuvre pontificale de la Propagande de la Foi. Il était aussi consulteur de la Congrégation des Religieux. Il encouragea et appuya les abbayes qui envoyaient des confrères dans les Missions et qui implantaient l’Ordre dans d’autres continents. Lorsque les abbayes de Hongrie et de Tchécoslovaquie furent supprimées par le régime communiste, il souffrit beaucoup et eut à cœur le sort des religieux chassés de leurs maisons. Convaincu que ce désastre était définitif, il se souciait sérieusement des reliques de saint Norbert conservées à Strahov. Quand, en 1950, huit membres de la communauté de Csorna purent s’évader de Hongrie, il les accueillit à la maison généralice, sur la demande de leur abbé, et pendant une année, chercha avec eux un avenir en Californie. C’est là qu’ils prirent à nouveau racine, fondant l’abbaye d’Orange. A la même époque, le général encouragea le P. Werenfried van Straaten qui commençait l’œuvre de l’Aide à l’Eglise en détresse. Cette organisation, devenue mondiale aujourd’hui, n’aurait pas vu le jour sans l’aide de Mgr Noots. Parvenu à l’âge de 82 ans, il donna sa démission d’abbé général au chapitre général le 18 septembre 1962. Il demeura encore un certain temps à Rome puis retourna dans son abbaye de profession, à Tongerlo. Il mourut pieusement dans le Seigneur à l’hôpital d’Anvers, après une vie pleine de mérites acquis pour son Ordre, le 24 juillet 1967. Il avait 86 ans.
  • Adrien et Jacques, martyrs de Gorcum - Middelbourg (NL) Mar. 9 Juil, 2019 Le 9 juillet 1572, dix-neuf prêtres et religieux, fidèles à leur foi catholique, furent pendus à Gorcum par les calvinistes. Parmi eux, deux fils de saint Norbert. Adrien Jansen, né en 1529, surnommé Becanus parce qu’il était natif de Hilvarenbeek, entra à l’âge de 15 ans à l’abbaye de Middelbourg. Après avoir été maître des novices et vicaire, il devint curé à Agterkerke vers 1560 puis curé à Monster en 1572, où venait de mourir Adrien Lacoupe. Adrien Jansen fut un prêtre exemplaire, fidèle et apostolique, qui oeuvra dans une paroisse où l’on comptait déjà plusieurs calvinistes. Jacques Lacoupe était né à Audenarde en 1542, et il entra à l’exemple de son frère à Middelbourg. Intelligent, plein de charme, ses succès lui tournèrent la tête. Sa vie religieuse devint médiocre. Quand les iconoclastes envahirent l’abbaye, en 1566, il avait 24 ans, il renia sa foi, avec deux autres. Son père et son frère prémontré le firent revenir bientôt à la raison. Touché par la grâce, il revint à l’abbaye et fut accueilli charitablement dans la salle du chapitre, où il demanda pardon de ses scandales : il avait écrit un pamphlet anti-catholique et était devenu pasteur protestant. Réconcilié, Jacques fut nommé, au bout de cinq années vicaire à Monster, où son frère était curé, et où vivait leur père avec eux, dans le presbytère. A la mort de son frère, en 1572, c’est donc Adrien Jansen qui devint son curé. La collaboration devait durer trois mois. En juillet de cette année-là, les « gueux de la mer » prirent d’assaut le presbytère et emmenèrent curé et vicaire. Adrien et Jacques furent, réunis avec 17 autres prêtres et religieux. Frappés, injuriés, ils parcoururent les rues sous les cris de la foule. On les jeta en prison, et ils subirent de durs interrogatoires, au cours desquels ils défendirent le dogme de l’eucharistie et l’autorité du pape. Bien qu’Adrien était été habitué à réfuter les objections des hérétiques, c’est Jacques Lacoupe, plus jeune mais plus habile à la parole, qui soutenait surtout la lutte. Le 9 juillet 1572, les deux prémontrés reçurent la couronne des martyrs. Adrien avait 43 ans et Jacques 30 ans.
  • Victor Costebartère - Mondaye (F - Calvados) Mar. 9 Juil, 2019 Né à Cazeneuve dans le Gers le 14 janvier 1881, Jean Costebartère avait toujours voulu être prêtre. Il commença les études, mais sa vue devint déficiente, et il se présenta au prieuré de Balarin pour être convers prémontré. Il suivit ses frères dans leur exil, à Arbres, près de Namur, puis à Bois-Seigneur-Isaac, d’où il revint en 1921 à Mondaye, la communauté de Balarin ayant cessé d’exister. Ce religieux très intelligent et très fin, de très bon jugement, fut affecté à la cuisine. Tant que sa vue le lui permit, il se dépensa au service de ses frères, avec dans l’accent de sa voix, toujours quelque chose du soleil de son pays natal. Assidu aux offices, le frère Victor était d’une piété exemplaire. En 1955, devenu complètement aveugle, il célébra son jubilé d’or de profession. La touchante silhouette, affublée de la blouse grise, parcourut encore les cloîtres pendant deux années, préparant jusqu’à ses derniers jours le bois pour le chauffage de ses frères. A l’Hôtel-Dieu de Bayeux, où on le transporta lors de son ultime mais première maladie, il murmurait : « Il faut bien gagner son paradis ». Il entra dans l’éternité, à Mondaye, le 9 juillet 1957.
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