Intention de prière ?

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Novembre 1808, Napoléon est en route pour prendre Madrid lors de la guerre d'Espagne. Mais son armée est bloquée au pied d’un col par des batteries espagnoles et des tireurs embusqués qui prennent le défilé en enfilade. L'empereur décide alors d'envoyer un escadron pour prendre les batteries espagnoles. Mais ses lieutenants lui disent que cela est « impossible ». Napoléon leur répond alors : « comment ? Impossible ! Je ne connais point ce mot-là ! Il ne doit y avoir pour mes hommes rien d'impossible ! » L’histoire retiendra de cette anecdote la sentence « impossible n’est pas français ». 

Notre évangile de ce jour a un goût d’impossible : comparer la taille de notre foi à un grain de moutarde, dire à un arbre de se déraciner et d’aller se planter dans la mer, dire à son serviteur qui rentre des champs épuisé par son labeur, prépare moi à dîner et viens me servir. Tout cela semble bien déraisonnable et un peu farfelu, voire impossible. 

En fait la réponse de Jésus à la demande des apôtres d’augmenter leur foi, vient juste après la radicalité de l’appel au pardon, à pardonner à son prochain en tout temps et en tout lieu, sept fois par jour. Devant cette demande qui atteint les limites de leur foi, les apôtres demandent un supplément (comme pour la chantilly). Remarquer qu’il en est de même pour nous ! Combien de fois ne sommes-nous pas confronter aux limites de notre foi, et ne demandons-nous pas au Seigneur d’augmenter notre foi ? Devant nos découragements, nos faiblesses et nos impuissances, pourquoi ne pas demander un petit remontant ? Car oui, si nous étions plus riches de foi, nous serions selon un langage contemporain, plus efficaces peut être. Une piste de réponse se trouve probablement dans l’hymne à la charité de Saint Paul : « Quand j’aurais la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. ». L’erreur, notre erreur de compréhension est dans notre volonté de chercher à évaluer la performance de notre foi, comme si la foi s’évaluait, comme si elle pouvait se mesurer. A un malade on dit qu’il a de la fièvre, 38.5°, 39.6°, 40.2°…. Mais on n’a pas encore inventé de « thermomètre de la foi », et quand bien même cela existerait, où le placerait-on ? Sur le cœur, sur le cerveau,…

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