Intention de prière ?

Grégoire Thiels - Averbode (B)

Date: Mar. 30 Juil, 2019
Durée: Tous les jours
Information de contact: Arch. Averbod., Blomme, 255-257 Lefèvre, L’abbaye d’Averbode (1924) 52-57

Grégoire Thiels fut le dernier abbé d’Averbode avant la Révolution française. Durant les malheureuses décennies qui suivirent, il mit toute sa confiance en la Providence divine. Norbert Thiers était né le 17 août 1742 à Herselt. Après de brillantes études à Westerlo, il entra à l’abbaye d’Averbode, où il reçut le 12 décembre 1761, avec le prénom de Grégoire, l’habit blanc des prémontrés. Ordonné prêtre le 21 décembre 1765, il fut envoyé à l’université de Louvain. De retour à l’abbaye, il donna aux jeunes frères, quatre années durant, le cours de théologie thomiste. Il fut ensuite nommé proviseur, en juin 1772. Dans cette fonction, il était, dit-on, « généreux pour les indigents et ami des pauvres ». Quand le régime autrichien voulut imposer un économe d’Etat pour administrer les biens de l’abbaye, il s’opposa courageusement et avec succès à cette mesure. Le 10 août 1790, les abbayes de Belgique firent de lui le président du Collegium Praemonstratense de Louvain. Ses frères l’élurent abbé le 2 décembre 1790, pendant l’éphémère existence des Etats belges Unis. Il fut ensuite approuvé comme abbé par l’empereur de Vienne.

Dès le début de son abbatiat, il eut à subir calamités sur calamités. En 1797, les républicains français supprimèrent l’abbaye et chassèrent les religieux. Les bâtiments furent démolis. L’abbé Grégoire Thiels rendit cependant grâce à Dieu : les 90 averbodienses restèrent fidèles à leurs vœux de religion, et pas un ne prêta le serment athée.

A partir de 1808, Grégoire vécut dans un bâtiment de service, à Averbode, d’où il dirigeait avec dévouement sa communauté dispersée. Il eut soin du bien temporel et spirituel de chacun de ses religieux, confiant à chacun un ministère pastoral. Conformément au vœu de pauvreté, les religieux dispersés rendaient compte à leur abbé de leur avoir. Dans un In memoriam remarquable composé après sa mort, on lit ceci : « Le prélat Grégoire était persévérant dans la prière et s’appliquait à la méditation. Il avait une profonde dévotion pour la Mère de Dieu et pour les saints. De tout son cœur, il parla sans cesse avec le ciel. Après la suppression de l’abbaye en 1797, il embrassa un mode de vie fort rigoureux, modo trappistarum, pour expier les offenses faites à Dieu. Il préférait pour dormir une couche dure, et s’interdisait l’usage de la viande, du poisson et du vin. Il se nourrissait d’un peu de légumes. Cette sévérité personnelle ne l’empêchait aucunement d’appliquer cordialement l’hospitalité ».

Tombé malade à l’âge de 80 ans, l’abbé Thiels ne fit pas entendre une plainte. Son regard restait fixé sur les plaies du Sauveur crucifié. Il mourut doucement dans le Seigneur le 30 juillet 1822, et fut enseveli dans le cimetière, contre l’autel de la Sainte Croix de l’église abbatiale. Ses confrères lui érigèrent une belle pierre tombale.

L’abbé Grégoire Thiels a veillé pendant 30 ans, en des circonstances tragiques, sur le sort de son abbaye. Il n’a cessé d’espérer le relèvement de son monastère d’Averbode, et il confia cet espoir à ses frères, qui gardèrent de lui le souvenir d’un père dévoué et d’un vrai fils de saint Norbert.

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