Dim. 22 Sep, 2019

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Jour

Giezo - Strahov (CZ) (Tous les jours)

Originaire de Rhénanie, Gieso devint d’abord chanoine de la cathédrale de Cologne et entra ensuite à l’abbaye de Steinfeld. Henri Zdiki, évêque d’Olomouc qui avait appris à connaître les chanoines prémontrés de Windberg lors de la consécration de leur église, demanda alors des religieux à Steinfield pour peupler le monastère de Strahov qu'il voulait fonder. Everwin, abbé de Steinfield, envoya un premier groupe de frères à Prague, avec Giezo à leur tête. Giezo fut donc le premier abbé de Strahov, de 1143 à 1160. Selon Jaroslaos, « Giezo fut un homme d’autorité et de grande doctrine ». Au cours de son abbatiat, il fit appliquer scrupuleusement les coutumes de l’Ordre et donna à sa maison une réputation de sainteté.

Godefroid Madelaine - Mondaye (F - Calvados) (Tous les jours)

Né au Tourneur (Calvados) en 1842, de modestes parents laboureurs. Victor Madelaine entrait au petit séminaire de Sommervieux quand en 1858 arrivèrent les deux premiers prémontrés flamands envoyés en France par Grimberghen. Il futt séduit et se présenta, en 1861, au postulat de Mondaye avec trois autres camarades. Formé par l’extraordinaire Hermann-Joseph Derckx (organiste, maître des novices et prieur), il devint un religieux exemplaire. Prêtre en 1865, il commence très vite à publier (notamment en 1874, son Essai historique sur l'abbaye de Mondaye, et en 1878 L'amitié religieuse de S.Bernard et de S.Norbert). Il est en 1869 maître des novices, puis professeur de théologie puis, en 1877, sous-prieur.

Doué d’une grande faculté de travail et de mémoire, il était également souvent au dehors, pour la prédication (à Caen, à Lisieux). En 1880, le P. Abbé de Mondaye, de nationalité belge, fut expulsé, et la communauté dispersée. Achetée par le Baron Gérard, l’abbaye restait interdite aux religieux. Le P.Godefroid fut alors l’âme de Mondaye en déroute, pressant les frères de se réunir, et organisant la vie commune au château voisin de Cottun, puis préparant le retour, qui s’effectua le 2 février 1894.

Très actif, il fit commencer les travaux de la bibliothèque, assista à la bénédiction du monastère du Mesnil Saint-Denis, correspondit avec le P. Denis Bonnefoy de Frigolet pour hâter la fusion des deux observances françaises, et alla prêcher la retraite communautaire dans l’abbaye provençale. Cette prédication devait bouleverser sa vie : en 1899, il fut élu abbé de Frigolet. La situation difficile de l’abbaye et son tempérament nordique firent de son abbatiat une charge pénible. Malgré l’envoi d’une mission à Madagascar en 1901, les Prémontrés de France n’échappèrent pas à l’exil, et le 15 avril 1903, le P. Madelaine conduisit sa communauté à Leffe (Dinant).

En 1919, le  P. Godefroid démissionna, après vingt ans d’abbatiat, quitta Leffe et rejoignit les frères de Mondaye à Bois-Seigneur-Isaac (Belgique). Il rentra avec eux à Mondaye en 1921. Ses onze dernières années furent occupées à la formation des jeunes frères, dont il s'était fait professeur d’Ecriture sainte. En 1927, il prépara une nouvelle édition de sa Vie de Saint Norbert. Il mourut en 1932, vénéré par ses frères et par tout l’Ordre, dont il était le senior.

Le P. Godefroid joua également un rôle dans l’histoire de Ste Thérèse de Lisieux, puisqu’ami du supérieur du Carmel, l’abbé Delatroette, il prêcha plusieurs fois au Carmel, spécialement en 1896, où il recueillit les tentations de Thérèse contre la foi et lui conseilla de toujours garder le texte du Credo sur elle. Il encouragea la publication de l’Histoire d'une âme et lui donna une préface. Les Carmélites de Lisieux l’ont baptisé : le Parrain de l’Histoire d’une âme.