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Saint Hermann-Joseph - Steinfeld (D)

Date: Mar. 21 Mai, 2019
Durée: Tous les jours
Information de contact: Ardura B 125-130, Bibl. Sanctorum V 25-28, Goovaerts I 380-384; III 80 & IV 102-106, Handgrätinger 39-42, Le Paige 532-534, Lienhardt 104, Petit 102-115, Van der Sterre 50 etc. Van Spilbeeck 28.

Herman naquit à Cologne vers 1150. Il se distingua dès sa tendre enfance par une dévotion à Notre-Dame. C’était une âme privilégiée. Son prieur raconte qu’il entrait quotidiennement à l’église Sainte-Marie du Capitole pour prier. Un jour qu’il tendait une pomme à la Vierge, celle-ci s’inclina afin que l’Enfant-Jésus puisse la prendre. A 12 ans il entra à l’abbaye de Steinfeld. Il étudia ensuite à l’abbaye prémontrée de Mariengaarde en Frise où, encore jeune clerc, il s’adonnait à la pratique d’une austère pénitence. De retour à Steinfeld, il fut ordonné prêtre et remplit les fonctions de sacriste et de réfectorier. Il cultivait une vie intérieure exceptionnelle pendant le travail manuel et reçut des grâces mystiques. On ajouta le nom de Joseph au sien car il avait eu une vision où la Vierge l’avait reconnu comme son fiancé spirituel. Mais ses nombreuses extases furent la cause de l’incompréhension de quelques frères qui le considérèrent comme simple d’esprit.

Il composa plusieurs chants à la Vierge, ainsi qu’un commentaire sur le Cantique des Cantiques. Autant d’œuvres qui témoignent de sa sensibilité et révèlent ses talents poétiques. Il est un des premiers à mentionner explicitement le Cœur de Jésus. Authentique mystique nourri de la Sainte Ecriture, sa conversation était dans les cieux, mais on vantait aussi sa dextérité dans la fabrication et la réparation des horloges. Chapelain des Cisterciennes, il était un directeur spirituel recherché et entretenait de nombreuses relations avec elles. Au cours d’un Carême, il se rendit chez les Cisterciennes de Hove, à quelques kilomètres de Steinfeld et tomba malade. Il mourut le 4 avril 1261, âgé de 91 ans. Son corps fut solennellement ramené à Steinfeld où il est conservé dans un tombeau monumental au milieu de l’église. Les témoignages de considération et de vénération se multiplièrent. Son prieur écrivit sa Vita. Le 11 août 1958, on reconnut officiellement, par sa canonisation, le culte qui lui était rendu depuis des siècles. On le vénère en Rhénanie comme patron de la jeunesse et des étudiants. Humble et pauvre en toute occasion, patient et bienveillant pour tous et plus particulièrement envers ceux qui le comprenaient le moins, obéissant à ses supérieurs, prompt à satisfaire ses confrères dans le souci de les rendre heureux, Hermann-Joseph représente le modèle achevé du religieux augustinien.