Jour

Conques : concert de l'Ensemble vocal Tutti (Dim. 28 Mai, 2017 15:30 - 16:30)

dimanche 28 mai à 15h30

Concert

Ensemble vocal Tutti

dir. Antoine Miannay, pianiste

nef


LIBRE PARTICIPATION AUX FRAIS

 

Charles Hervieu - Mondaye (F - Calvados) (Tous les jours)

Né en 1878 à Fierville-la Campagne, Charles Hervieu arriva à Mondaye à l’âge de dix ans, premier élève de l’allumnat de la communauté. Il fit ses études à Cottun, avec les frères en exil. Opéré d’une appendicite après sa profession, au printemps 1902, il fut pris d’une attaque de congestion pulmonaire. La fin du jeune religieux, qui souffrit plusieurs semaines avec une admirable patience, bouleversa ses frères et tous ceux qui l’entourèrent. Pleurant de mourir « sans être prêtre », il disait dans son lit d’hôpital : « Oh, mon abbaye, toi que j’aimais plus que tout, je ne te reverrai plus ». Il offrit sa vie à Dieu avec une grande foi, le 29 mai 1902. Il avait 23 ans. Il fut inhumé dans le petit cimetière de la communauté.

Andreas Fromm - Strahov (CZ) (Tous les jours)

Andreas naquit en 1620 dans une famille luthérienne qui l’éduqua dans des sentiments anti-catholiques. Il devint professeur à Francfort, sur l’Oder, puis à Stettin. Ensuite, il fut pasteur luthérien et prévôt de Saint-Pierre à Cölln an der Spree, puis professeur de théologie à Berlin. Il était marié à Elisabeth Schönberg dont il avait cinq enfants.

Mais sa vie changea de cours, lorsqu’il rencontra le père Ignace Zeidler, jésuite, qui l’aida à se rapprocher de l’Eglise catholique. Ses coreligionnaires se dressèrent contre lui et Fromm décida d’émigrer, avec toute sa famille, à Prague en 1668. Cette année-là, il abjura le protestantisme. Sa femme s'étant retirée dans un couvent de Leitmeritz, il put être ordonné prêtre en 1669. Il fut nommé official de l’évêché de Leitmeritz en 1671.

En 1681, avec ses fils Cyrille et Methode, il entra à l’abbaye de Strahov. Sa fille devint Norbertine à Doxan. Il émirent ensemble leurs vœux religieux en 1682.

Andreas vécut en vrai religieux, n’offensant jamais en rien la règle de saint Augustin. Il prêcha la parole de Dieu avec un succès peu commun. Dieu le rappela à lui, le 19 octobre 1683, à l’âge de 68 ans. Son fils Cyrille eut le bonheur de convertir plusieurs juifs et plus de 70 protestants.

Les martyrs de Nova-Rise (CZ) (Tous les jours)

L’abbaye de Nova-Rise, en Moravie, fut fondée en 1211 comme monastère de moniales prémontrées. En 1642, la maison devint une canonie de chanoines prémontrés, et reçut, en 1733, le titre d’abbaye. Durant l’occupation du pays par le « Troisième Reich », entre 1942 et 1945, elle fut supprimée. Rouverte après la Guerre, elle fut à nouveau supprimée par le régime communiste entre 1950 et 1991. Pendant cette dernière période, la communauté survécut, clandestinement.

Le 29 mai 1942, dans la soirée, tandis que les chanoines récitaient les vêpres dans l’oratoire, la Gestapo et la milice SS envahit le monastère. Tous les religieux présents – huit chanoines et trois frères novices – furent arrêtés. On les obligea à se mettre face au mur. Le Père abbé Soucek passa derrière eux en leur donnant la bénédiction.

Pourquoi la Gestapo avait-elle fait ainsi irruption dans l’abbaye ? La cause en était un jeune homme de Brno, âgé de 20 ans et nommé Frantizek Kriz. Il s’était présenté en 1940 à Nova-Rise, et avait demandé à entrer à l’abbaye. Il avait pris l’habit prémontré le 17 septembre, et reçu le nom de frère Gerlac. On ne découvrit qu’après coup la forfaiture : le jeune homme avait produit pour entrer de faux témoignages et des documents falsifiés. Frantizek Kriz faisait un louche commerce d’objets d’art, et les ennuis commencèrent pour l’abbaye.

Frantizek Kriz se rendit vite insupportable en communauté, où il se comportait avec une incroyable désinvolture. Plus tard, il dira qu’on le terrorisait à l’abbaye et il imputera son inconduite au fait que les supérieurs se moquaient de lui. Il n’en était rien : ce faux frère Gerlac sortait du monastère sans avertir personne, et le père abbé Soucek, atterré, informa bientôt le vicaire de la circarie, l’abbé Jarolimek de Strahov, que la situation devenait insoutenable.

Le drame commença lorsque Kriz, ayant rendu visite à sa famille, s’y plaignit d’un préjudice moral et physique causé aux siens par les mauvais traitements dans l’abbaye. Il réclamait 65 000 marks de dédommagement. Le chantage était patent : si on ne lui versait pas cet argent – dont il avait en fait besoin pour acquitter ses nombreuses dettes – il menaçait de dénoncer l’affaire à la Gestapo afin que justice se fasse : « J’ai confiance, disait-il, dans la justice des Allemands, qui n’est pas corrompue, et vous n’aurez personne à vous défendre ». Son maître des novices tenta encore de le raisonner, mais le jeune homme se moquait de son maître, et accusait les supérieurs de tremper dans des complots politiques. Le 21 janvier, après quatre mois de pénibles rebondissements, le prieur écrivit aux parents que leur fils était renvoyé de l’abbaye : la suite se devine.

Après l’arrestation des religieux, la maison et toutes les chambres furent perquisitionnées. La Gestapo exigea qu’on lui remît les trésors de la maison. Les fouilles opérées dans l’appartement de l’abbé furent brutales. Pendant toute la nuit le prélat dut subir des interrogatoires, on le frappa et on lui donna des coups de pied. Ensuite tous les religieux furent emmenés à Jihlava où ils restèrent trois jours. Puis on les enferma dans le Collegium Kaunicense de Brno, que les Nazis avaient occupé après la fermeture de l’université. Il y étaient douze. Le Père Siard, chapelain de la paroisse de Brno, qui s’était rendu, après la perquisition de Nova-Rise à la paroisse Uhonice de Strahov, avait été arrêté là et transféré au collegium avec ses confrères.

Au bout de six mois, les Allemands laissèrent partir les trois novices. Le 17 janvier 1943, les neuf chanoines furent emmenés au camp de concentration d’Auschwitz en Pologne. Cinq religieux trouvèrent la mort dans cet enfer. Les quatre autres furent transférés le 18 août au camp de Buchenwald et le 7 janvier 1945 au camp de Dachau, où ils furent libérés par les armées américaines le 12 août 1945. C’étaient Stéphane Rajda, âgé de 73 ans, Augustin Machalka, âgé de 39 ans, ensuite abbé de Nova-Rise, Herman-Joseph Tyl, âgé de 31 ans, ensuite prieur et abbé de Tepla, et enfin Gilbert Bednar, âgé de 31 ans.

Pendant ce temps, les bâtiments de l’abbaye de Nova-Rise furent accaparés par les Nazis, qui en firent un Hitlerjugendheim. Quant à Frantizek Kriz, l’instrument du malheur des frères, il fut arrêté un peu plus tard par les Allemands et condamné pour escroquerie. Envoyé dans un camp de travail, à Klatovy, il fut ensuite transféré à Buchenwald. Le père Herman-Joseph, qui s’y trouvait aussi, lui conseilla charitablement de ne pas molester les autres prisonniers, vu les méfaits qu’il avait commis lui-même. Mais sa présence au camp souleva des disputes. Il fut jugé par les prisonniers politiques, au courant de ses forfaits antérieurs. Ce tribunal interne était présidé par un juriste. Kriz fut condamné et assommé par des prisonniers russes.

 

L’abbé Paul Soucek

 

Né à Nesovice en Moravie le 23 janvier 1877, Paul Soucek entra au séminaire diocésain de Brno, où il accomplit ses études. Il fut ordonné prêtre le 28 juillet 1901, successivement coopérateur dans les paroisses de Stenarov et Kamarov. Désireux de devenir prémontré, il reçut l’habit de saint Norbert à l’abbaye de Nova-Rise le 24 septembre 1903, en même temps que Laurent Novotny, un autre prêtre du diocèse de Brno. Après avoir coopéré à la cure de Nova-Rise, Paul fut envoyé à Strahov, où il prononça ses vœux solennels entre les mains de l’abbé Zavoral. De 1906 à 1917, il fut ainsi au service de l’abbaye pragoise et de ses paroisses. Il rentra à Nova-Rise en 1917. Homme soucieux et précis, il fut nommé proviseur et administra parfaitement les biens de l’abbaye. Il fit notamment restaurer les paroisses dépendantes de l’abbaye. Le 9 décembre 1929, il fut désigné comme abbé par le Saint-Siège. Il érigea à Brno la paroisse des Saints Cyrille et Méthode, ainsi que le collège Saint-Norbert. L’abbé Paul fut un homme humble et simple, un véritable fils de saint Norbert, un père dévoué pour ses religieux tant pour le temporel que pour le spirituel. Dans les dix-sept années de son abbatiat, treize religieux firent leurs vœux entre ses mains.

Dans la nuit du 29 mai 1942, la Gestapo fouilla sa chambre avec brutalité, l’accusant de cacher des armes, de l’or et des diamants. Fouetté et roué de coups de pied, il dut s’entendre accusé d’avoir calomnié le Führer, comploté contre le Troisième Reich, d’avoir caché dans son abbaye des réfugiés, et d’avoir refusé de vendre le bois de ses forêts à une firme allemande de Jihlava. Avant d’être embarqué, l’abbé, se doutant qu’il ne reverrait plus sa maison, s’agenouilla et baisa le seuil de l’église abbatiale : un SS lui donna alors un violent coup de pied. Après les nombreux interrogatoires subis à nouveau à Brno, l’abbé Paul Soucek fut emmené à Auschwitz, et il se confessa dans le wagon à son confrère Herman-Joseph Tyl. La dernière fois qu'on le vit, il transportait des cadavres de la chambre à gaz au four crématoire. Deux semaines après l’arrivée au camp, il tomba malade, et il fut emmené lui-même à la chambre à gaz : il rendit son âme au Créateur le 28 janvier 1943. Il avait 66 ans.

 

Laurent Novotny

 

 

Né à Milikow, en Moravie, il devint d'abord prêtre séculier à Brno. Il reçut l'habit de saint Norbert en 1903 et prononça ses vœux solennels entre les mains de Zavoral, abbé de Strahov. Il fut vicaire à Nova-Rise de 1903 à 1906, mais retourna au service de l'abbaye de Strahov de 1906 à 1917. Il revint enfin à Nova-Rise en 1917 pour y occuper diverses fonctions : maître des novices, bibliothécaire, prieur, cellérier.

Arrêté avec onze autres frères le 29 mai 1942, on le déporta au camp d'Auschwitz le 17 janvier 1943. Herman-Joseph Tyl a raconté qu’un jour, il lui confia : « Cher Herman, bientôt arrivera le salut éternel. Hier soir, j’ai beaucoup prié pour les âmes du purgatoire, et j’ai invoqué sainte Thérèse. Durant la nuit, c’était comme si quelqu’un me disait que le salut était devant la porte ». Le jour suivant, les geôliers séparèrent les hommes au-dessus de 45 ans et malades des autres détenus encore capables de travailler. Déclassé, Laurent périt, victime des chambres à gaz, le 27 janvier.

Vrai religieux aimé de tous, Laurent avait une âme maternelle pour ses frères. C’était un homme courtois et sympathique, qui s’occupa aussi beaucoup, à Nova-Rise, des enfants de la paroisse, qui l’adoraient. Dès qu’il sortait de l’abbaye, on le voyait entouré des petits.

 

 

Norbert Hrachosky

 

Norbert était né à Knezdub en Moravie, le 11 septembre 1879. Après ses humanités, il entra au séminaire de Olomouc puis acheva sa théologie à celui de Prague. Il reçut l’ordination sacerdotale le 29 juin 1904. En 1907, il conquit le grade de docteur en théologie de l’université de Prague. Entre temps, il fit des études philosophiques à l’université de Vienne. Après la guerre de 1914-1918, il était attaché à la typographie Cyrillo-Methodiana d’Olomouc et y fut rédacteur du journal Nasinec. Il composa une douzaine de livrets. Comme historien, il avait publié des articles qui déplaisaient à Masarick, le président de la nouvelle république de Tchéco-slovaquie, et il perdit sa pension de l’Etat.

Ainsi demanda-t-il à entrer à l’abbaye de Nova-Rise, où il reçut l’habit prémontré le 8 juin 1927. Le 15 août 1931, il prononça ses vœux solennels entre les mains de l’abbé Soucek. A l’abbaye, il fut successivement prédicateur, bibliothécaire et maître des novices. C’était un homme au caractère ferme et inébranlable, avec un tempérament impulsif.

Arrêté le 29 mai 1942 avec ses confrères par la Gestapo, et transporté le 17 janvier 1943 au camp de concentration d’Auschwitz, il y arriva tout épuisé. Il souffrit sérieusement d’atrophie des muscles : à la sortie du wagon, son confrère Herman-Joseph Tyl le portait sur ses épaules. Il trébuchait et tombait dans la neige. Un soldat SS, voyant que c’étaient des prêtres, leur donna de violents coups de pied. Le lendemain 18 janvier 1943, on donna à Norbert une injection mortelle. Il mourut dans la même cellule qu’Edith Stein. Il avait 64 ans.

 

 

Siard Nevrkla

 

 

 

Né le 7 septembre 1911 à Nova-Rise, baptisé dans l’église abbatiale, il reçut l’habit blanc à l’abbaye de son village natal le 11 juillet 1933, jour de la fête de saint Norbert. Après des études au Carolinum de Prague, il fut ordonné prêtre le 5 juillet 1938, et nommé modérateur dans la paroisse des prémontrés à Brno. En 1940, il occupait la charge de modérateur des jeunes clercs. Le P. Siard était handicapé d’un bras plus court que l’autre. C’était un prêtre dynamique, un homme plein de vitalité, avec un impact extraordinaire sur les gens. Sa mémoire aujourd’hui encore (1998) est vivante parmi les paroissiens.

Le 29 mai 1942, voulant détourner l’attention de la Gestapo de la résidence de ses frères de Brno, il se rendit à Uhonice, une paroisse de Strahov. C’est là qu’on l’arrêta, le dimanche 14 juin 1942. Il fut emprisonné avec ses confrères dans le Collegium Kaunicense.

Avec onze autres de ses frères, le 17 janvier 1943 il fut déporté à Auschwitz où il n’abandonna jamais son prieur Laurent. Lorsque celui-ci se trouva sélectionné pour la mort, parmi les invalides, le P. Herman-Joseph, sachant que le vieux prieur avait besoin d’aide, voulut l’accompagner, mais Siard le convainquit de le faire lui-même, sachant qu’il avait plus de chance d’être accepté pour la mort à cause de son bras handicapé. En signe d’accord, les deux frères se saluèrent par un Pax tecum. Quand il vit arriver Siard, le chef du block cria : Pfaffen brauchen wir nicht (nous n’avons pas besoin de sales curés). Le P. Siard mourut le 25 février 1943, il avait trente-deux ans.

Un de ses frères religieux lui appliquait ces termes : homme au cœur magnanime, aimable, estimé de tous.

 

 

Sigismond Zabehlicky

 

 

Sigismond Zabehlicky , né le 15 août 1869 à Outechovice en Bohème étudia au Gymnase de Prague. L’année de son examen de maturité, en 1889, il demanda à entrer à Nova-Rise, où il reçut l’habit de saint Norbert le 28 septembre. Il fit ses études de philosophie et de théologie au séminaire diocésain de Brno, tout en séjournant dans le monastère des capucins. Il fut ordonné prêtre le 29 juillet 1894. Jusqu’en 1908, il se dévoua à l’apostolat dans diverses paroisses, comme vicaire puis comme curé. A partir de 1908, il demeura à l’abbaye, où il remplit successivement les charges de d’hôtelier, de bibliothécaire et de chantre. En 1916, il fut nommé curé de la paroisse de Nova-Rise. Tout en gardant vie communautaire et vie chorale, il se mit généreusement au service de ses ouailles. Il fut arrêté pendant les vêpres, le 29 mai 1942, avec ses confrères, et déporté à Auschwitz, le 17 janvier 1943. Agé de 74 ans, épuisé par la maladie et par les souffrances subies lors de l’arrestation, il reçut une injection mortelle le 20 janvier 1943.

Guillaume Poulet - Park (B) (Tous les jours)

Guillaume Poulet est né Houthem (Montenaken) en 1543, et devint chanoine régulier à l’abbaye du Parc en 1569. Bachelier en théologie, il fut ordonné prêtre en 1572. Après avoir été sacriste et circateur, il fut vicaire à Tervuren et curé à Rhode-Saint-Pierre. Il rentra à l’abbaye en 1592. A la science théologique, ce religieux joignait une réelle piété : on peut le citer comme un modèle de ferveur et de mansuétude. On a conservé ses prières et ses méditations, écrites par lui ou compilées de divers auteurs : Diarium meditationum per singulos dies totius anni.

Guillaume était un homme de grande mortification. Chaque jour, il célébrait le sacrifice eucharistique avec une ferveur ardente. Ses frères et l’abbé Van Vlierden recouraient à lui pour la confession. En général, tous ceux qui ont vécu avec Guillaume ont déclaré qu’ils n’ont jamais entendu de sa bouche une parole dure et amère. Eprouvé dans ses derniers jours par une pénible maladie, il ne se plaignit jamais. Il supporta son sort à l’infirmerie de l’abbaye avec une patience admirable. Il mourut en odeur de sainteté après trente-trois ans de vie religieuse, le 28 mai 1602.

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