Bonlieu
Le prieuré
Le prieuré de Bonlieu
En 1171, la comtesse Véronique de Marsanne établit sur ses terres au bord du Roubion, une charte de fondation pour une abbaye cistercienne féminine. Ruinée au XIV° siècle, l’abbaye devint alors un simple prieuré rattaché à l’abbaye cistercienne masculine de Valcroissant près de Die.
La Révolution française n’eut pas grand-chose à démolir de l’ancienne abbaye dont seul subsista l’abside romane de l’église.
C’est en 1871, que Marie Odiot de la Paillonne, issue d’une ancienne famille du comtat venaissin, acquiert le domaine et les bâtiments ruinés pour y installer la communauté religieuse norbertine qu’elle vient de fonder. La jeune supérieure, avec un grand charisme, attire les vocations, restaure et agrandi les bâtiments conventuels en même temps qu’elle relève l’église romane. Elevée au rang de basilique mineure par le pape Léon XIII, cette église est consacrée et dédicacée à Sainte Anne le 11 octobre 1899.
Très aimées dans le pays, les religieuses ont vu cependant les vocations se tarir, avec les bouleversements du XXème siècle. Aussi, en 1994, la communauté vieillissant, quelques frères de l’abbaye de Mondaye, sont venus les aider. Après le départ de sœur Béatrice en retraite à Bourg Saint-Andéol chez les soeurs de la présentation de Marie, les frères tentent de poursuivre dans le même esprit, la belle œuvre qu’elles avaient commencé et participent activement à la vie de la paroisse Sainte-Anne de Bonlieu.


