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Godefroid Evers - Averbode (B) / Brésil / Imbramovice (PL)

Godefroid Evers, né à Achel en 1874, reçut l’habit blanc de saint Norbert à l’abbaye d’Averbode en 1894. Ordonné prêtre en 1899, il fut quelque temps circateur, puis partit comme missionnaire au Brésil, le 26 février 1901. A ce sage et dévoué prémontré, on peut appliquer les paroles de l’office de saint Norbert : « Cet homme de Dieu gardait l’air joyeux, le visage serein, il parlait facilement, ses rapports étaient pacifiques, son abord affable. Il se faisait tout à tous ». C’était une joie pour ses confrères de vivre en sa compagnie. Educateur qualifié, il inculquait aux élèves des collèges la foi et la vraie dévotion. A Jaguarro, il fonda un circolo operario, le premier au Brésil, et il érigea le Mensageiro catholico. En 1909, il fut le premier recteur de Pétropolis, puis fut envoyé à Jaù. Les communautés religieuses trouvaient en Godefroid Evers un directeur spirituel apprécié. Beaucoup de laïcs, hommes et femmes, édifiés par sa vie religieuse, trouvaient en lui un guide sûr. Par son charme surnaturel, ils se sentaient stimulés à se sanctifier chacun dans son devoir d’état.

En 1919, le père Godefroid fut obligé à cause de sa santé de revenir en Belgique. L’année suivante, il regagnait le Brésil, mais en vain. En 1926, l’abbé général Crets l’envoya à Imbramovice en Pologne, pour y remplir la fonction de recteur des moniales norbertines. D’un cœur paternel il se dévoua pour les soeurs. Après sa mort, elles écrivirent que c’était une grâce de le voir célébrer la sainte Messe, tellement il était digne et dévôt. Il impressionna les paysans de la région par sa sincère cordialité, et beaucoup venaient lui confier leurs soucis. Sa santé, cependant, devenait précaire, et il souffrit beaucoup. Deux semaines avant son hospitalisation, on l’appelait pour confesser une femme. Les soeurs le lui déconseillèrent, à cause des douleurs. « Non, disait-il, c’est mon devoir, le prêtre doit mourir au service des âmes ». A la clinique de Cracovie, plus préoccupé des autres que de soi-même, il consola et encouragea les malades. A l’approche de la mort, il ne faisait que prier : « Jésus, je t’aime, je suis tout à toi, Jésus ». Et au père jésuite qui lui rendait visite régulièrement : « Que Dieu est bon, que Dieu est bon ». Il rendit son âme au Seigneur le 18 mars 1935, et on l’ensevelit dans la crypte de l’église du monastère.

Cinquante ans après son départ du Brésil, il n’était pas rare encore qu’on demandât une messe « En remerciement au père Godefroid pour une grâce obtenue » ou « Pour obtenir une guérison par le père Godefroid » ou simplement « Pour le repos de l’âme du père Godefroid ».

Lettre des soeurs d’Imbramovice, Chantrain, Goovaerts IV 63

Sufredus Krendze - Lidlum (NL)

De sa prime jeunesse à ses derniers jours, une profonde religiosité imprégna Sufredus. Il devint abbé de l’abbaye de Lidlum où il était entré en 1275. Il apporta une grande affection à ses frères, surtout aux malades qu’il soignait lui-même. Lorsqu’une famine s’abattait sur la région des Frisons, les gens pouvaient venir se procurer à l’abbaye les denrées indispensables comme s’il se fût agi de leur propre grenier.

Devenu malade et sentant sa dernière heure proche, il se laissa transporter au dortoir pour mourir au milieu des siens. Il attendait la mort, les mains jointes. C’était en 1283.

Hugo II 47, Lienhardt 87, Sibrandus


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