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  • Gilbert Gijbels - Tongerlo (B) Sam. 16 Nov, 2019 Jean Servais, en religion Gilbert Gijbels, naquit à Peer dans le Limbourg belge, le 7 septembre 1658. il prononça ses vœux de religion à l’abbaye de Tongerlo en 1680. Bachelier en théologie, il enseigna cette discipline au collège de Prémontré à Louvain et dans son abbaye à partir du 13 janvier 1690. Il occupa successivement les cures de Mierlo, dans le Brabant septentrional (17 décembre 1692), de Tilbourg (16 avril 1597) et de Réthy en Campine (12 mars 1699), cependant qu’il détenait le bénéfice de doyen au chapitre collégial de Geertruidenberg. Homme d’une remarquable érudition, versé dans bon nombre de discipline, adepte de la théologie augustinienne, il menait une vie tellement vertueuse et exemplaire qu’il était généralement apprécié autant qu’admiré. Le nécrologe indique qu’il fut un prémontré « auquel on ne trouvait vraiment rien à redire ». Son ascendant sur la jeunesse estudiantine de son abbaye fut particulièrement remarqué lors de l’élection abbatiale de 1695 où il obtint la majorité des suffrages sans pour autant être nommé à la charge. Il a laissé une abondante oeuvre poétique en latin et en néerlandais, dans laquelle il décrit son cheminement vers l’acceptation de la douleur et de la souffrance. Il mourut le 16 novembre 1716.
  • Gérong - Roggenbourg (D) Lun. 18 Nov, 2019 Gérong était originaire de France, appelé d’abord à Ursberg par notre père saint Norbert pour la nouvelle fondation, puis envoyé à Roggenburg en Souabe où trois frères chevaliers de Biberegg venaient de fonder un monastère. Gérong peupla cette dernière maison de religieux d’Ursberg. Les débuts furent difficultueux : le site choisi était une vallée insalubre, et Gérong, avec l’accord des fondateurs, décida de construire le monastère au-dessus de la colline. Ce prévôt bâtisseur était un dévot de la sainte Vierge, dont il faisait son refuge dans l’épreuve. Il choisit la Mère de Dieu comme patronne de l’église abbatiale. Gérong, chargé d’ans et de mérite, mourut le 18 novembre 1170, après avoir gouverné Roggenburg pendant quarante ans.
  • John O'Mulkerin - Holy Trinity (IRL) Jeu. 21 Nov, 2019 John O’Mulkerin, abbé de l’abbaye prémontrée de la Sainte-Trinité, et Gelasius, abbé cistercien de Boyle, sont parmi les premiers martyrs d’Irlande qui furent exécutés sous la reine Elisabeth. Les deux abbés furent arrêtés pendant qu’ils récitaient ensemble l’office divin. On fit fortement pression sur eux pour qu’ils abjurent la foi catholique et la suprématie du pape de Rome. Honneurs et titres prestigieux leur furent promis s’ils voulaient reconnaître l’autorité d’Elisabeth sur l’Eglise d’Angleterre. Ils repoussèrent cette offre avec indignation. Le doyen Garvey de Dublin, futur archevêque, les menaça d’une mort cruelle en cas de refus. Ils demeurèrent insensibles aux menaces et tentèrent de convaincre le doyen de son erreur. Les abominables tortures qu’ils subirent furent vaines. On les conduisit donc devant le tribunal civil qui les condamna à la pendaison et à l’écartèlement. Sur la route de leur supplice, beaucoup de gens demandèrent leur bénédiction. D’autres, convertis au protestantisme, revinrent à la foi catholique. Sur le lieu de l’exécution, John O’Mulkerin tremblait d’anxiété et craignait de ne pas pouvoir supporter l'épreuve. Gelasius l’encouragea à persévérer dans ce dernier instant. Il lui rappela que le Dieu tout-puissant et la Vierge le conduiraient devant le trône céleste. Ils furent pendus le 21 novembre 1580 et on les décapita, encore à demi-vivants. Sur l’instance de leurs familles et de leurs amis, on ne les écartela pas et leurs corps purent recevoir une sépulture chrétienne. Leur procès de béatification fut introduit auprès de la Congrégation des Saints, à Rome, en 1994.
  • Jean d'Avesnes - Ninove (B) Ven. 22 Nov, 2019 Jean d’Avesnes devint abbé de Ninove en 1544. C’était un vrai religieux qui observait et faisait observer les prescriptions de la règle. Modéré pour lui-même, il était magnanime pour les démunis. En dehors des aumônes quotidienne, il accueillait des pauvres en pension. Aux enfants des familles défavorisées, il procurait la possibilité de poursuivre des études soit dans un collège de Louvain, soit dans un autre institut. Homme humble, de bon sens et prévoyant, il évitait tout luxe et se contentait de nourriture ordinaire et de vêtements simples. En 1567, au terme d’un abbatiat de 24 années, il se démit de sa charge entre les mains de l’abbé du Parc. Quatre ans plus tard, pressentant sa mort, il quitta le refuge de Termonde pour rentrer dans son abbaye de Ninove le jour de la Sainte-Cécile, la patronne qu’il vénérait tant. Il convoqua ses frères qui se préparaient à l’office choral et rendit l’âme en leur présence le 22 novembre 1571.
  • Vincent Franck - Strahov (CZ) Ven. 22 Nov, 2019 Vincent est né à Potsdam en 1616. Son père, prédicateur luthérien, s’était converti à l’Eglise catholique et fut d’ailleurs plus tard ordonné prêtre par l’archevêque de Prague. Après la conversion de son père, Vincent demanda l’habit de saint Norbert à l’abbé de Questemberg, de Strahov, et prononça ses vœux en 1640. Il était très féru de théologie, de philosophie, de politique et de jurisprudence. Appelé à Breslau, il s’y montra zélé et brillant orateur, ramenant un grand nombre de luthériens à l’Eglise catholique. Les princes de Brandebourg et de Löwenburg le réclamèrent comme confesseur et prédicateur. Il rayonnait partout sa vie intérieure en Christ, aimant aussi la solitude et la méditation. Il réalisa soixante-dix fois la lecture intégrale de la Bible. En 1658 il devint lui-même abbé de Strahov. Dans cette charge, il manifesta sa prudence et sa pondération. Sa patience et sa grandeur d’âme furent admirables lors de sa captivité au cours de la guerre de Suède. A la mort de l’évêque de Prague, on le pressa de lui succéder, mais Vincent refusa catégoriquement cette dignité. Il rédigea un commentaire sur l’exhortation de saint Norbert aux chanoines de son Ordre, ainsi de que des exercices spirituels à l’usage des chrétiens qui vivent dans le monde. Après avoir fortement contribué au nouvel essor du collège prémontré de Prague, il mourut saintement à 53 ans, le 20 novembre 1669.
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